Le site web de la Federal Depository Library Program, un portail de documents gouvernementaux américains, affichait la fin de semaine dernière un message pro-Iran et un montage photo où l’on voit le président Donald Trump, la bouche ensanglantée, en train de recevoir un coup de poing au visage.

Le bras de fer entre les Etats-Unis et l’Iran se joue aussi derrière les ordinateurs.

Des hackers ont ainsi piraté samedi, au lendemain de l’assassinat du général iranien Qassem Soleimani par une frappe aérienne américaine, le site de la “Federal Depository Library Program”, raconte Sky News. Plateforme sur laquelle sont mises en ligne les publications du gouvernement fédéral américain.

Alors que le site Web a été mis hors ligne et n’est plus accessible, le portail indique que sur la page d’accueil du site du Programme fédéral des bibliothèques de dépôt (FDLP), des personnes non identifiées ont laissé des inscriptions en deux langues, en anglais et probablement en persan, de la part de la «République islamique d’Iran».

Les pirates informatiques ont affiché ce message:

«Nous ne cesserons de soutenir nos amis dans la région: le peuple opprimé de Palestine, le peuple opprimé du Yémen, le peuple et le gouvernement syrien, le peuple et le gouvernement d’Irak, le peuple opprimé de Bahreïn, la véritable résistance des moudjahidins au Liban et en Palestine. Nous les soutiendrons.»

On ignore pour l’instant qui est responsable de la cyberattaque et si les données du gouvernement ont été compromises.

« Nous savons que le site Web du Programme fédéral de bibliothèques de dépôt a été effacé par des messages pro-iraniens et anti-américains. Pour le moment, rien ne confirme que ce soit l’action d’acteurs iraniens parrainés par l’État. Le site Web a été mis hors ligne et n’est plus accessible. La CISA surveille la situation avec le FDLP et nos partenaires fédéraux»,

a déclaré la U.S. Cybersecurity and Infrastructure Security Agency dans un communiqué.

L’Iran avait averti les États-Unis qu’une vague de cyberattaques pourrait déferler. Serait-ce la première étape de cette vengeance 2.0 ? C’est possible. Un porte-parole du CISA explique que : “comme le rappelle le récent bulletin de la NTAS, en ces temps de menaces accrues, toutes les organisations devraient augmenter la surveillance, sauvegarder leurs systèmes, mettre en œuvre une double authentification et avoir un plan de réponse aux cyberattaques.

Source :  Sky News, BFM TV, Sputnik